12.11.06

Le sentier de l'habitation Lafayette

En 1786, le Marquis de la Fayette acheta une concession située non loin de la crique Gabrielle (commune de Roura). Le Marquis de La Fayette militait pour l'émancipation progressive des Noirs. L’objectif de cet abolitionniste était de ménager l’émancipation graduelle des esclaves de sa plantation à travers un système d’éducation qui les amèneraient à agir sans commandement. Ce fut une sorte de métayage, où, une partie du produit de leur travail leurs était réservé.
Retenu par ses fonctions à Paris, c'est à sa femme et à deux administrateurs successifs ( Richeprey et de Geneste) que La Fayette confie la gestion et la mise en oeuvre de l'émancipation progressive des esclaves qui seront sous leurs ordres. L'habitation prospère et La Fayette achète même le domaine de La Gabrielle. Malheureusement, il se heurte aux autres colons sur le sort des esclaves, et des problèmes d'ordre foncier font que l'entreprise échoue.
En 1794 les biens du Marquis de La Fayette passent à l'Etat.
Lieu : commune de Roura
Aujourd'hui, ne subsistent que des vestiges de cette habitation, le bois ayant été détruit par le temps.
Le chemin :
Les vestiges de l'habitation :
Une habitation : c'est quoi ?
L'Européen parti dans une colonie pour exploiter la terre, le "colon", s'appelle dans les colonies françaises d'Amérique : un "habitant".
Dans son "habitation", il doit produire ce que les paysans français ne peuvent pas cultiver en France hexagonale : les cultures tropicales qui poussent dans un climat toujours chaud et humide. C'est le lieu où l'économie coloniale est appliquée, et où le système esclavagiste est utilisé pour la production.
L'habitation peut être petite (un maître avec 2 à 5 esclaves), ou grande (jusqu'à 300 esclaves).

10.11.06

Les îles du Salut par les chemins de ronde

Durée : environ une heure pour l'île Royale, un peu moins pour l'île Saint Joseph
Difficulté : aucune
Danger : la chute éventuelle de cocos


À 15 Km au nord de Kourou, ce petit archipel, composé de l'Ile Royale, de l'Ile Saint-Joseph et de l'Ile du Diable, a vu en 1852 l'installation du Bagne.
Le bagne de ces îles, est devenu au fil du temps l'une des prisons les plus connues au monde, avec notamment de célèbres bagnards tels que le Capitaine Dreyfus, Seznec ou encore Papillon. C'est aujourd'hui un site enchanteur ou promenade dans les vestiges carcéraux et baignades dans une eau limpide sont à l'honneur.


A une grosse heure de bateau de Kourou, cet endroit aujourd'hui paradisiaque, fut un véritable enfer pour des milliers de bagnards qui y ont séjourné entre 1852 et 1954, date de fermeture définitive du bagne en Guyane.
Environ 60 000 hommes et femmes ont en effet traversé l'océan à fonds de cales, pour arriver à St Laurent du Maroni et être dispersés dans les divers bagnes de Guyane.
Lorsqu'on aborde à l'île Royale, on a du mal à imaginer comment vivaient les quelques 20 à 30 000 bagnards qui y sont restés et pour la très grande majorité, y sont morts ! Impossible de s'évader (ou presque), les requins étaient très nombreux à l'époque.
Les îles du Salut depuis la montagne Carapa de Kourou

Les îles du Salut depuis la tour Dreyfus de Kourou
































8.11.06

La montagne des Singes


Accès : au rond point de Kourou continuer 9 km en direction de Saint Laurent-du-Maroni. Prendre alors à gauche direction "Montagne des Singes". Poursuivre une dizaine de minutes, puis se garer sur le parking à droite de la route.
Durée : 1 h 30 à 2 heures
Départ : parking
Arrivée : parking
Cette petite boucle ne présente pas de difficulté majeure si ce n'est une forte pente pour accèder au carbet. Des marches ont été réalisées dans les parties les plus raides.
Un carbet domine toute la région de Kourou, les installations spatiales, les îles du Salut...
Bon plan : observer un tir d'Ariane 5 depuis le carbet.


































Le sentier Molokoï

Le sentier Molokoï est le 1er sentier de randonnée pédestre créé en Guyane.
Un carbet-refuge à mi-parcours permet de faire la randonnée en deux étapes.

Attention : ce sentier s'adresse à un public de randonneurs avertis et confirmés. Soyez vigilants car vous serez parfois à plusieurs heures du poste de secours le plus proche.
Ce sentier est balisé selon les normes de la fédération française de randonnée pédestre. Il est bien indiqué, il n'y a pas d'erreur possible, sauf lorsque des panneaux sont arrachés par des "enfoirés".

Départ
: Cacao (ou l'auberge des orpailleurs)
Arrivée : Auberge des orpailleurs (ou Cacao)
Distance : 18 km
Durée : 9 heures (sur 2 jours de préférence)
Coût : 5 euros à règler à l'auberge des orpailleurs ou à l'auberge Quimbé Kio de Cacao pour la nuité au carbet-refuge.

La carte : Terres de Guyane
Contact : Association Dans Bois Randonnée
Informations, réservations :
Quimbé Kio
Bourg de Cacao (Roura) - Tél. 0594.27.01.22
L'Auberge des Orpailleurs
PK 41, RN 2 Est (Régina) - Tél. 0594.27.06.22































Le sentier du littoral

Départ : Anse de Chaton (Cayenne)
Arrivée : L'écloserie de l'association Kwata (plage de Montjoly)
Durée : 4 heures
Sites traversés : Anse de Chaton, Mont de Montabo, Anse de Montabo, Mont Bourda, Anse de Bourda, Salines et plages de Montjoly.












Le Mont Bourda est un petit massif forestier d'une trentaine d'hectares resté préservé de l'urbanisation. Les atmosphères forestières sont étonnantes et le visiteur est brutalement plongé dans la grandeur des forêts tropicales humides, juste en arrière des zones bâties.

La flore
Bien qu'il s'agisse d'une forêt secondaire, le boisement présente une canopée qui déploie ses feuillages denses à une trentaine de mètres au dessus du sol.
De nombreuses épiphytes s'y observent, en particulier Broméliacées, Orchidées sauvages, lianes….
Le long du nouveau sentier, on observe quelques arbres remarquables, dont des ficus étrangleurs aux dimensions très impressionnantes.

La faune
Sur le Mont Bourda comme sur d'autres monts de Cayenne, on rencontre encore régulièrement des bandes de singes, des paresseux, des agoutis et d'autres espèces forestières. Les oiseaux y sont également nombreux, bénéficiant des effets de lisière.











Les Salines de Montjoly sont un marais littoral qui, bien qu'ensérré dans un quartier pavillonnaire, n'en conserve pas moins un intérêt paysager et environnemental tout à fait remarquable dans un environnement urbain. Des solutions sont à l'étude pour corriger les dystrophies des milieux aquatiques.